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ProcédéPlasturgieLecture · 5 min

Impression 3D métal : DMLS/SLM, matériaux, pièces fonctionnelles

Fusion laser sur lit de poudre (SLM, DMLS), inox, titane, aluminium, Inconel : ce que l'impression 3D métal sait faire, ce qui fait son prix, quoi fournir.

Sommaire

L'impression 3D métal produit des pièces fonctionnelles en inox, en titane, en aluminium ou en superalliage, directement à partir d'un fichier 3D. Elle ne remplace pas l'usinage ni la fonderie : elle prend le relais quand la géométrie devient impossible ou ruineuse à fabriquer autrement. Bien utilisée, elle allège une pièce, intègre des canaux internes ou réunit un assemblage de dix éléments en un seul.

Comment fonctionne la fusion laser sur lit de poudre

Le procédé dominant porte plusieurs noms commerciaux : SLM, DMLS, LPBF. Le principe est le même. Une racle étale une couche de poudre métallique de quelques dizaines de micromètres sur un plateau. Un ou plusieurs lasers fondent la poudre aux endroits qui forment la section de la pièce. Le plateau descend, une nouvelle couche est étalée, et ainsi de suite, dans une enceinte sous argon ou azote.

La pièce sort soudée au plateau, entourée de supports qui l'ont tenue et ont évacué la chaleur pendant la fusion. Viennent ensuite plusieurs étapes que le devis doit inclure :

  1. Détensionnement au four, pièce encore sur le plateau, pour libérer les contraintes de fabrication.
  2. Séparation du plateau, souvent par électroérosion à fil ou à la scie.
  3. Retrait des supports et reprise des zones d'accroche.
  4. Traitement thermique final selon la nuance, et compression isostatique à chaud pour certaines pièces critiques en titane ou en superalliage.
  5. Finition : sablage, microbillage, tribofinition, usinage des cotes fonctionnelles, polissage.

D'autres procédés métal existent pour des besoins différents : la projection de liant suivie d'un frittage pour les petites pièces en série, le dépôt de fil sous arc ou laser pour les très grandes pièces brutes à usiner ensuite.

Les matériaux disponibles

MatériauUsages typiques
Inox 316LPièces résistantes à la corrosion, agroalimentaire, chimie
Inox 17-4PHPièces mécaniques durcies par précipitation
Aluminium AlSi10MgAllègement, échangeurs, boîtiers, pièces de drones
Titane Ti6Al4VAéronautique, implants, pièces légères très sollicitées
Acier maraging 1.2709Inserts de moules avec refroidissement conforme
Bases nickel 625 et 718Hautes températures, turbines, brûleurs
Cuivre et CuCrZrInducteurs, échangeurs, pièces conductrices
Opérateur ganté en blouse jetable prélevant une poudre fine à la spatule dans une coupelle de laboratoire

L'impression 3D inox et l'impression 3D titane représentent l'essentiel des demandes. Pour le titane, préférez un atelier qui maîtrise toute la chaîne : poudre, atmosphère, traitement thermique sous vide.

Concevoir pour l'impression, pas l'inverse

Une pièce dessinée pour l'usinage puis imprimée telle quelle coûte cher et n'apporte rien. Les ateliers donnent quelques règles :

Dissipateur thermique métallique à ailettes rayonnantes, en noir et blanc sur fond noir
  • Les surfaces en surplomb de moins de 45° environ par rapport au plateau demandent des supports.
  • Les trous horizontaux de petit diamètre s'impriment sans support ; au-delà, on leur donne une forme de goutte d'eau.
  • Les parois très fines se déforment et les volumes massifs accumulent des contraintes : une structure évidée ou en treillis est souvent plus saine.
  • La poudre non fondue doit pouvoir sortir des cavités internes : prévoyez des orifices d'évacuation.

Ce qui fait le prix d'une pièce

Le prix de l'impression 3D métal dépend de facteurs que vous pouvez influencer :

  • La hauteur de la pièce dans la machine. Le temps de fabrication est d'abord proportionnel au nombre de couches. Une pièce couchée coûte souvent moins cher qu'une pièce debout, si son orientation reste acceptable.
  • Le volume fondu et les supports. Plus de matière, plus de temps laser et plus de poudre consommée.
  • Le remplissage du plateau. Plusieurs pièces fabriquées ensemble partagent le temps de préparation et de couche.
  • Le matériau. Les poudres de titane et de superalliage coûtent nettement plus que l'inox ou l'aluminium.
  • Le post-traitement. Un usinage de reprise, un traitement thermique sous vide ou un contrôle par tomographie peuvent peser autant que l'impression elle-même.

Quand ce n'est pas la bonne solution

Soyons francs : beaucoup de demandes d'impression 3D métal aboutissent à une pièce usinée. Une équerre, un axe, une bride plate ou une entretoise sortent plus vite et moins cher d'un centre d'usinage ou d'une découpe laser. L'impression se justifie quand au moins un de ces critères est présent : canaux internes non rectilignes, structure allégée ou en treillis, regroupement de plusieurs pièces assemblées, très petite série d'une forme complexe en titane ou en superalliage, pièce de rechange introuvable dont on n'a plus l'outillage de fonderie. Si aucun ne s'applique, demandez aussi un prix en usinage : la comparaison est instructive.

Ce qu'il faut envoyer pour un devis

  • Un fichier STEP de la pièce finie, et non un STL, pour que l'atelier puisse ajouter les surépaisseurs d'usinage.
  • Un plan indiquant les cotes fonctionnelles, les tolérances, les surfaces à reprendre et la rugosité attendue.
  • La nuance et l'éventuelle norme de référence, ainsi que l'état de traitement thermique.
  • La quantité : une pièce, un lot de validation, une série annuelle.
  • Les exigences documentaires : certificat de la poudre, éprouvettes témoins fabriquées avec le lot, rapport dimensionnel, contrôle par tomographie.

Avec ces éléments, demandez un devis d'impression 3D métal auprès d'ateliers équipés : comparer deux ou trois offres vous montrera vite si l'orientation ou la conception mérite d'être revue.

Choisir un atelier de fabrication additive métal

Les parcs machines diffèrent beaucoup : volume de fabrication, nombre de lasers, matériaux qualifiés, moyens de finition internes. Un atelier qui possède aussi un centre d'usinage et un four sous vide livre une pièce finie, sans aller-retour entre sous-traitants. Pour l'aéronautique, la certification EN 9100 et les qualifications de procédé du client sont incontournables ; pour les implants, l'ISO 13485.

Consultez la liste des ateliers d'impression 3D et la fiche métier impression 3D pour comparer les moyens. Si votre pièce est en plastique, notre page sur le service d'impression 3D professionnelle détaille les technologies polymères.

Photos : MART PRODUCTION, Miguel Á. Padriñán sur Pexels.

FAQImpression 3D métal : DMLS/SLM, matériaux, pièces fonctionnelles

Questions fréquentes.

Sur une fusion laser bien maîtrisée, la densité dépasse couramment 99,5 % et les caractéristiques en traction sont proches de celles du matériau forgé, parfois supérieures après traitement thermique. La tenue en fatigue est plus sensible : la rugosité brute et les porosités résiduelles la dégradent. Pour les pièces critiques, on prévoit un usinage des surfaces sollicitées et, sur le titane, une compression isostatique à chaud.
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